« J’ai testé l’émetteur de chi !»

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C’est un boîtier de plastique couleur sable, de forme arrondie,
orné d’une spirale. La taille et le poids d’un smartphone, sauf qu’il
n’émet pas de radiofréquences mais le chi – le souffle vital – d’un
maître de tai chi ! Détente, énergie et mieux-être global : telles sont
les promesses du Veps. Parmi les 1000 utilisateurs actuels, certains
crient au miracle. Je l’ai testé. J’ai été bluffé…
Le chi, souffle vital cher aux adeptes des arts martiaux,
cette énergie impalpable qui préside à toute
forme d’existence peut-il être émis par une machine
? C’est en tout cas la promesse du Veps ou
« émetteur d’ondes vives » inventé par le maître de
tai chi Vlady Stévanovitch et mis au point par un de
ses élèves et ami en 2005. Le but n’est pas de casser
des briques comme un pratiquant de kung fu, mais
d’obtenir détente profonde et rééquilibrage énergétique
au quotidien. Après avoir rechargé quelques
instants l’objet sur sa base, branchée sur secteur, on
le place en bas du dos, sur la charnière sacro-lombaire
et l’on reste en position assise ou allongée
pendant 23 minutes. Le temps de se relaxer, le programme
d’émission de chi commence… Pendant
tout le temps de la séance, il est recommandé de se
laisser aller ou de se connecter à ses sensations… Et
de ne pas trop penser ! « Le chi circule là où il y en
a besoin, mais seulement si la personne se détend »,
prévient son concepteur Jean-Paul Duchêne. Dormir
n’est pas un obstacle à la réception du chi. Être
éveillé non plus. Aussi on peut utiliser le Veps indifféremment
au moment du coucher, le matin au
réveil ou à n’importe quel moment de la journée, à
condition de ne rien faire d’autre en même temps…
Selon les personnes et le moment, l’appareil procure
détente ou tonus. À chacun de faire son expérience…
Mon premier contact avec les ondes vives a eu lieu il
y a quelques années dans un centre de bien-être. Je
l’avoue, je n’ai rien senti de particulier au cours de
cette première séance. De la détente, certes, mais
je pouvais aussi bien avoir suscité cet état par ma
propre intention. Tout de même, les principes sur
lesquels se basait ce mystérieux objet ne laissaient
pas de m’intriguer. Le Veps prétendait émettre le chi
– le souffle vital – d’un enseignant d’arts internes
connu, Vlady Stévanovitch, dont j’avais lu avec intérêt
le livre La voie de l’énergie et pratiqué certains
enseignements. Comment, en 2013, un appareil
électrique pouvait-il émettre l’énergie curative d’un
homme décédé en 2005 ? J’eus l’occasion d’interroger
à ce sujet Jean-Paul Duchêne, lui-même enseignant
de qi gong et de tai chi, et ancien élève
et proche du maître. Techniquement, le principe
était finalement assez simple : l’émetteur d’ondes
vives restituait des fréquences de la voix de Vlady
Stévanovitch non par l’entremise d’un haut-parleur,
lequel a l’inconvénient d’émettre des champs électromagnétiques,
mais d’un transducteur, dispositif
convertissant un signal en un autre bien connu dans
le domaine industriel. Rien de tellement mystérieux
finalement. Sauf que les fréquences sonores émises
par Vlady Stévanovitch n’étaient pas ordinaires. Il
s’agissait de sons porteurs de chi…

VEPS III

« JE DEVENAIS PLUS JOYEUX, PLUS RIEUR »

Les sons porteurs de chi, le grand public en a
une vague idée au travers du mythique « kiaiï »
ou « cri qui tue », ce hurlement bref et impressionnant
que poussent les pratiquants d’arts martiaux
en portant leur coup. Le kiaiï, réputé décupler la
puissance émise, c’est la partie la plus spectaculaire
des sons porteurs de chi. Mais pour les enseignants
du tai chi, ces sons particuliers, s’ils sont
capables de dégager une puissance destructrice,
peuvent aussi être guérisseurs. Vlady Stévanovitch,
lors de la longue initiation qu’il avait suivie auprès
de ses maîtres orientaux, avait appris à les manier.
Quand j’ai entendu pour la première fois, en furetant
sur Internet, sa voix émettant du chi, j’eus
l’impression que ces sons avaient effectivement
quelque chose de spécial. Ce petit boîtier commençait
à m’intéresser vraiment. En tant que journaliste,
j’ai proposé à Jean-Paul Duchêne de tester son appareil
pendant un mois sur moi-même, dans le but
de réaliser un compte-rendu de mon expérience,
qu’elle soit positive ou non. Il a pris le risque. Pour
ne subir aucune influence, j’ai décidé de m’en tenir
strictement au mode d’emploi de la machine et,
dans un premier temps, de n’interroger aucun autre
utilisateur. Ma première expérience eut lieu en présence
d’un acupuncteur. Celui-ci prit mon pouls
chinois avant et après la séance. Il ignorait tout des
ondes vives et n’avait pas d’opinion à leur sujet.
Après la deuxième prise de pouls, il eut l’air un peu
étonné. « Il y a une différence », me dit-il. « Et très
significative ! Le pouls s’est équilibré sur plusieurs
méridiens, y compris le rein, au départ tendu et qui
est quasiment bon à présent. Ça mérite d’être noté
parce que l’énergie du rein, en médecine chinoise,
on sait que ce n’est pas facile à faire bouger. En
revanche, j’ignore si l’effet sera durable. » Pour ma
part, je me sentais bien. Plus détendu qu’à mon
arrivée. Je décidai de m’offrir une séance tous les
soirs au moment du coucher. En général, je m’assoupissais
avant la fin et dormais d’un sommeil
profond et réparateur. Rapidement, j’ai observé un
changement subtil de mon état. Je devenais plus
joyeux, plus rieur…

« LES DOULEURS ONT RÉGRESSÉ PROGRESSIVEMENT »

Quelques jours plus tard, j’ai eu l’occasion de
rencontrer une amie, convalescente à la suite
d’une ablation d’un rein assortie de complications.
Elle avait frôlé la mort et se remettait difficilement
de son opération, intervenue quelques semaines
plus tôt. Surtout, elle souffrait quotidiennement.
Au cours d’une soirée passée ensemble, je lui ai
fait profiter de ma machine à chi. Elle observa un
curieux phénomène : des
visions lumineuses kaléidoscopiques
très agréables
assorties d’une profonde
sensation de détente autant
physique que morale. Le
lendemain, elle m’appela,
enthousiasmée : « Ton
truc est génial. Pour la première
fois depuis mon opération,
je n’ai plus mal ! »
Du coup, elle a décidé de
s’offrir une séance chaque
jour dans le centre de bien-être qui m’avait fait découvrir
cette technologie. Quelques semaines plus
tard, elle se sentait en forme et considérait que
l’émetteur d’ondes vives avait grandement contribué
à accélérer sa récupération physique. Quant
à moi, après un mois d’utilisation du Veps, j’ai eu
confirmation de mes premières impressions : j’avais
moins d’états d’âme et mon moral oscillait le plus
souvent entre la neutralité et le contentement. Les
perturbations ne duraient pas. Je ressentais la joie
de vivre, tout simplement…
Effet placebo ? Ce n’est pas l’avis de Christina
Von Wysoki, propriétaire d’une ferme équestre en
Lozère (France). Trois de ses chevaux, dont une
jument présentant des calcifications palpables,
boîtaient depuis plusieurs années lorsqu’elle a
expérimenté l’Equiveps, la version équine de
l’émetteur d’ondes vives. Au départ dubitative,
elle a constaté au bout de trois mois de traitement
que plus aucun cheval ne boîtait. Plus impressionnant
: les calcifications de la jument avaient disparu.
« C’était vraiment inespéré de récupérer trois
chevaux vraiment très boîteux », témoigne l’enseignante
d’équitation. « Et pendant ces trois mois,
ils n’ont reçu aucun autre soin. Ce sont vraiment
les ondes vives qui ont amélioré leur état ». Côté
humain, j’ai reçu plusieurs témoignages d’utilisateurs
pour le moins bluffants. Ainsi, Roselyne
Beaudoux, atteinte de fibromyalgie depuis plus
de quatre ans, a vu ses symptômes disparaître en
quelques semaines, sans prendre aucun traitement.
« J’étais dans un état d’épuisement épouvantable
», raconte-t-elle. « Dès la première fois, j’ai
eu un sommeil réparateur et plus d’énergie. Et puis
les douleurs ont régressé progressivement. Depuis,
je fais ma séance chaque matin. »

« MON MORAL EST MEILLEUR QU’AVANT LA MALADIE »

E t pour les maladies graves ? Marc Legrand
atteint d’un cancer du rein actuellement en
traitement a vu sa qualité
de vie considérablement
améliorée suite à
ses séances quotidiennes
d’ondes vives. « Après mon
opération du rein gauche,
j’ai fait une séance quotidienne.
Le premier effet
a été de me redonner de
l’énergie. Un mois plus
tard, le chirurgien a remarqué
que je cicatrisais très
vite. J’ai fait le test d’arrêter
le Veps pour voir. Huit jours après, je ressentais de
nouveau la fatigue. Et trois jours après avoir repris,
j’avais retrouvé mon énergie. » Mentalement, Marc
Legrand va très bien. « Ça me rend presque joyeux !
Ça paraît bizarre de dire ça : mon moral est meilleur
qu’avant la maladie. »
Des témoignages de ce type, Jean-Paul Duchêne
en a reçu des dizaines parmi le millier d’acheteurs
de sa drôle de machine. Détendre, procurer
de l’énergie, soulager les douleurs : tels semblent
être les résultats les plus constants de l’utilisation
du Veps. Des effets qu’aucune étude à ce jour n’a
objectivés… À part la prise du pouls chinois de 43
pratiquants de qi gong et de tai chi au cours d’un
stage de l’école de Vlady Stévanovitch, au Québec,
par l’acupuncteur Denis Umbriaco en 2015.
J’étais dans un état
d’épuisement épouvantable.
Dès la première fois, j’ai eu
un sommeil réparateur et plus
d’énergie. Et puis les douleurs
ont régressé progressivement.
Depuis, je fais ma séance
chaque matin.
« Alors que beaucoup avaient déjà de
bons pouls, tout le monde sauf une personne
a eu une amélioration », témoigne
le praticien. « Y compris quand il y avait
un manque de chi ». Une panacée ? « Pas
vraiment », admet Jean-Paul Duchêne.
« Il y a des gens qui ne ressentent rien.
Les résultats vont du rien jusqu’au miracle.
»
Trois questions à Jean-Paul Duchêne,
coconcepteur de l’émetteur d’ondes vives

LES SONS PORTEURS DE CHI DE VLADY STÉVANOVITCH

Très éloignés du chant tel que pratiqué en Occident, les
sons enrichis de chi sont des bruits ou des cris produits par
l’appareil phonateur humain selon des techniques spécifiques,
associées à l’intention et l’attention. D’origine Serbe, installé
en France, Vlady Stévanovitch a enseigné pendant cinquante
ans au public occidental les techniques de chi traditionnelles.
Il a pratiqué les sons porteurs de chi pour lui-même pendant
de longues années avant de les transmettre à ses élèves par un
enseignement et par l’enregistrement de sa voix.
le chi
recueillaient leurs ressentis et leurs paramètres
physiologiques.
Comment fonctionne le Veps ?
Quand la voix émet une note, elle émet en réalité
plusieurs fréquences. Vlady avait pris connaissance
des travaux de Paul Nogier, le médecin qui
a fondé l’auriculothérapie. Paul Nogier avait étudié
les rayons laser. Il avait découvert qu’il existait
dans le rayonnement lumineux des fréquences qui
étaient en résonance avec le vivant. Il les avait appelées
« fréquences pivot ». Ces fréquences favorables
à la vie sont des multiples de 73 hertz. Vlady a simplement
transposé dans le domaine sonore, c’està-
dire dans la bande des 20 à 20 000 hertz, ce que
Paul Nogier avait découvert sur la lumière. Avec
le matériel numérique à sa disposition, il a favorisé
dans la gamme sonore de sa voix les fréquences
multiples de 73. Le résultat, finalement, était supérieur
à ce que produisait sa voix. C’était extrêmement
puissant. À tel point que tout le monde ne le
supportait pas. Nous avons réduit la puissance de
l’émission à 4 % de sa valeur initiale. Et finalement,
c’est le plus efficace. Ensuite, il fallait que l’appareil
n’émette aucune fréquence perturbante. Ce n’est
pas le cas avec un haut-parleur puisque celui-ci est
équipé d’aimants qui émettent des champs électromagnétiques.
Nous avons donc, à la place du
haut-parleur, placé un transducteur. Très utilisé dans
l’industrie, le transducteur est une fine membrane
de céramique qui vibre mécaniquement, sous l’effet
des fréquences. Donc quand on allume le VEPS, on
n’entend pas de son. Ce sont des vibrations mécaniques
qui sont transmises au corps. Certaines personnes
les ressentent, d’autres non.
Pour en savoir plus : www.veps.fr
Propos recueillis par Emmanuel Duquoc
ABE : D’où est venue l’idée de créer l’émetteur d’ondes vives ?
Jean-Paul Duchêne : Pendant cinquante ans, Vlady
Stévanovitch a enseigné aux Occidentaux comment
faire circuler le chi au travers du qi gong et
du tai chi. Lui-même utilisait le chi dans le but
de guérir ou de soulager. Vers la fin de sa vie, il a
cherché à transmettre son chi afin que celui-ci soit
utilisable après sa mort. De ses maîtres orientaux,
il avait appris la pratique des sons porteurs de chi.
Ces sons font appel à des techniques phonatoires
particulières ainsi qu’à l’attention et à l’intention.
Ils ont une grande puissance mais peuvent également
être perturbants. Comme ces techniques
faisaient partie d’enseignements cachés, Vlady
ne les avait pas diffusés jusqu’aux années 2000.
Il les pratiquait seulement pour lui-même. Mais
un jour, après avoir entendu l’enregistrement de
chants sacrés tibétains très riches en chi, il s’est
décidé. J’étais un de ses élèves et comme j’avais
une société d’audiovisuel, il m’a demandé de lui
constituer un studio d’enregistrement afin d’enregistrer
sa voix. Dans le même temps, il a suivi une
formation à l’IRCAM pour apprendre à traiter des
fréquences sonores enregistrées.
La voix enregistrée transmet donc l’énergie vitale ?
Tout à fait. Comme le son directement émis
par la voix, le son enregistré possède un pouvoir
énergétique. Comme il existe de multiples sons
porteurs de chi, Vlady s’est livré à un énorme
travail d’enregistrement puis de sélection. Le but
était d’apporter détente et énergie. Déterminer les
fréquences les plus efficaces a demandé dix ans
de recherches. Des médecins réunis en association
ont testé les sons enregistrés par Vlady sur 400
patients volontaires. Ils les exposaient aux sons et
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ALTERNATIFbien•êt re JUIN 2016 N°117